Mars Express dévoile un relief 3D du cratère Schiaparelli
La caméra HRSC a immortalisé le bassin de 460 km, associé aux célèbres « canaux » de Giovanni Schiaparelli et au film The Martian.
- La mosaïque 3D du cratère Schiaparelli, large de 460 km, a été réalisée par la caméra HRSC de Mars Express.
- Le cratère doit son nom à Giovanni Schiaparelli, qui avait observé de faux canaux sur Mars en 1877.
- Des indices suggèrent que de l’eau a pu exister dans cette région, peut-être sous forme de lac.
- Le film « The Martian » a utilisé des données HRSC pour montrer Schiaparelli, destination de Mark Watney.
- Les techniques d’imagerie de Mars Express sont exploitables pour la cartographie lunaire et l’ISRU.
Ce qui s’est passé
L'Agence spatiale européenne a dévoilé une mosaïque en relief du cratère Schiaparelli sur Mars, réalisée grâce à la caméra HRSC de la sonde Mars Express. La vue en trois dimensions combine des images détaillées avec un modèle numérique de terrain.
Ce que nous savons
La sonde Mars Express de l’ESA a effectué un survol du cratère Schiaparelli, l’un des plus grands bassins d’impact martiens.
Le cratère mesure 460 km de diamètre et doit son nom à l’astronome Giovanni Schiaparelli.
Lors de la grande opposition de 1877, Schiaparelli cartographia Mars et utilisa le mot italien « canali » pour désigner des structures linéaires. Ces « canaux » se sont avérés être des illusions d’optique dues aux faibles performances des télescopes de l’époque.
Aujourd’hui, Mars ne possède aucun canal rempli d’eau, mais des indices montrent que de l’eau a été présente dans cette région, peut-être sous la forme d’un lac.
Le cratère Schiaparelli est également connu comme la destination finale de l’astronaute Mark Watney dans le film « The Martian ». La production du film a utilisé les données de la caméra HRSC de Mars Express.
La mosaïque d’images, centrée aux coordonnées 8°S/17°E, a été combinée avec un modèle numérique de terrain pour générer un paysage tridimensionnel. Elle provient de la caméra stéréoscopique haute résolution HRSC, charge utile de la sonde.
Pourquoi c’est important
Les techniques d’imagerie stéréoscopique et de modélisation numérique de terrain développées pour Mars Express sont directement exploitables pour l’exploration lunaire. Elles permettent une cartographie haute précision des sites d’atterrissage et la détection de volatiles piégés dans les régions polaires.
La quête de traces d’eau passée sur Mars, à travers des données orbitales, fait écho aux stratégies de caractérisation du régolithe lunaire dans le cadre de l’utilisation des ressources in situ (ISRU) sur la Lune.
Ce dont nous ne sommes pas sûrs
- L’existence d’un ancien lac dans le cratère Schiaparelli est une hypothèse basée sur les données géologiques.
Sources
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